La mort d’un proche parent ou d’un ami est un évènement qui affecte la vie de la société antillaise dans sa généralité
Dès les premiers temps de la traite, puis de l’esclavage, le rapport à la mort s’est teinté d’une couleur particulière. Il semblerait
que certains esclaves durant le trajet qui emmenait aux Antilles se soient donné la mort afin de revenir en Afrique. Pour eux l’au-delà se confondait avec le pays perdu.
Chez nous, les avis d’obsèques et les veillées occupent une place importante. Autrefois nos aînés soufflaient dans les conques
de lambi pour informer les intéressés de morne en morne la mort d’un des leurs et les conviaient à la veillée mortuaire.
Lors des veillées ,
les invités buvaient , racontaient des blagues sur le défunt, chantaient , jouaient au gwoka (gros tambour). C’était une ambiance assez festive.
Ainsi ils accompagnaient la famille jusqu’à l’aube. Neuf jour après, une seconde veillée dite « vénéré » marque le départ
définitif du mort.
La suite demain…..